Prochaine station… Esperanza !

27 décembre 2009
par admin

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« Il y a dix ans j’ai écrit un roman court et violent sur ce même thème du cacao auquel je reviens aujourd’hui. J’avais alors dix-neuf ans et je débutais dans ma vie de romancier.

Au cours de ces dix années, j’ai écrit sept romans, deux biographies, quelques poèmes, des centaines d’articles, des dizaines de conférences, j’ai lutté journellement, j’ai voyagé, j’ai fait des discours, j’ai vécu avec mon peuple sa vie de tous les jours.

Je constate avec une immense joie qu’une idée directrice, jamais défaillante, a guidé non seulement toute mon oeuvre au cours de ces dix ans mais aussi ma vie : c’est l’espoir, plus que l’espoir, la certitude que demain sera meilleur et plus beau. C’est pour ce lendemain, dont l’aube se lève déjà sur la nuit de la guerre et les champs de bataille de l’Est européen, que j’ai vécu et écrit.

Montevideo, août 1942″ – Jorge Amado (1912-2001)


« Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière » – Michel Audiard (1920-1985)


« J’ai pour but l’amitié avec le monde entier. Je peux unir le plus grand amour à la plus ferme opposition au mal.

Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire :
ils ont l’air d’être vivants et pourtant il leur manque la vie de l’être en chair et en os.

Moins on possède, moins on désire. » – Gandhi (1869-1948)

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Se retrouver dans la foule ondulante et chaloupée d’un concert de Staff Benda Bilili, c’est un peu vivre l’expérience des transcendances de nos trois disparus inspirés… l’espoir d’Amado dans la tourmente et la misère, la lumière des fêlés d’Audiard et les êtres vivants de chair et d’os de Gandhi… en version
funk afro-beat.

Il semble qu’il y ait des peuples pour lesquels le dénuement et la misère – physique ou morale – ne soient pas un terreau pour les fanatismes dont les écrans plats nous abreuvent, mais bien une source de beauté et de création.

Une création de beauté à opposer à la création de richesse ? La pauvreté serait-elle source de beauté ? La richesse de laideur ? Pas si simple évidemment. En tout cas, cette belle Afrique et tous ces superbes peuples afros disséminés aux Amériques, en Europe et ailleurs sont à l’origine d’innombrables trésors culturels, indispensables à l’équilibre universel.

« We’re all handicapped people, ain’t we ? »

Découvrez nos amis de Staff Benda Bilili sur leur espace d’expression web de myspace >> http://www.myspace.com/staffbendabilili

Jo

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La lobbytomisation du Développement Durable

2 octobre 2009
par admin

The UGLY : « greener future… agriculture durable… conforme à la réglementation »

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« Les 19 adhérents de l’UIPP s’engagent depuis longtemps en faveur d’une agriculture durable. »

« De la même manière, l’UIPP a développé au fil des années, en partenariat avec la filière agricole, des actions fortes et pionnières pour préserver l’environnement. »

« Filière agricole, adhérents, pouvoirs publics : le respect de l’homme et de l’environnement est le fruit d’un engagement commun de toutes les parties prenantes. »

« Consciente des progrès qui restent encore à faire, l’UIPP inscrit son action dans la durée et le dialogue. »

« Rapport EFSA « Résidus de pesticides dans les aliments » : 96 % des résultats conformes à la réglementation. »

« À noter que le nombre de substances recherchées a augmenté et que la sensibilité des méthodes de détection s’est améliorée : ceci montre une évolution favorable de la situation en Europe et prouve les efforts collectifs, à la fois, des Etats membres, pour affiner les méthodes d’analyse, et des agriculteurs pour le respect des bonnes pratiques. »

Source : site internet UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes)
>>> visiter le site internet
>>> voir une interview du Directeur Général de l’UIPP


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« The environment is one of our top priorities, along with safety and security.  Airlines are working constantly to limit their climate change impact, emissions and noise. IATA helps them do so.

Building a greener future
We have a vision  for our industry to achieve carbon neutral growth in the medium term and to build a plane that produces no emissions within 50 years. Although complete solutions are not available today, building blocks, such as alternative fuels, solar power and hydrogen fuel cells already exist.
We are working with the whole industry, including manufacturers, airports, air navigation and others to turn this vision into reality. We are reducing emissions through our four-pillar strategy: investing in technology, improving operational efficiency, building and using efficient infrastructure, positive economic instrument to provide incentives

Great improvements
Airlines have improved fuel efficiency and CO2 emissions almost 20% over the past 10 years. They will continue to improve, by investing in new aircraft and enhancing operations.
Thanks to technology, today’s aircraft are 50% quieter than 10 years ago.
Local air quality around airports will benefit from new technologies, reducing nitrogen oxides 80% by 2020. »

Source : site internet IATA (International Air Transport Association)
>>> visiter le site internet

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« Production: car makers reduce environmental impact
European auto manufacturers have significantly reduced the environmental impact of vehicle production in recent years. Per unit produced, energy consumption, CO2 emissions, waste, water use and VOC emissions have all decreased.

Cars, Trucks and the Environment
Using limited resources responsibly and protecting our environment: these are probably the greatest assignments of society today. European automobile manufacturers have an important role to play.

Copenhagen: Automakers reaffirm their commitment to sustainable mobility
As world focus turns to the Copenhagen Climate Change Conference in December, European automakers re-affirm their commitment to sustainable mobility at the heart of their business strategies. »

Source : site internet ACEA (European Automobile Manufacturers’ Association)
>>> visiter le site internet

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J’aime bien tous ces engagements citoyens à l’emporte-pièce, dans le style « s’engagent depuis longtemps« , ou « des actions fortes et pionnières« , ou encore «  The environment is one of our top priorities« , ou enfin « we are working with the whole industry« .

Entre méthode Coué et propagande au ras des pâquerettes.

Le sociologue et professeur d’histoire politique, Paul Ariès, disait à peu près ceci : plus les sociétés et les organisations humaines dans lesquelles nous vivons se déshumanisent et glorifient le pouvoir et l’enrichissement personnel, et plus elles ont besoin de se parer d’une image citoyenne, éthique et responsable.

C’est pour lui, et d’autres parmi ses pairs, un grand écart permanent entre brutalité économique et fausses intentions. C’est aussi pour eux une succession d’écrans de fumées destinés à adoucir la culpabilité du consommateur.

Ce qui est passionnant sur ce thème, c’est également ce formidable grand écart entre le concept de développement durable et ce fait immuable qui veut que notre monde soit borné… borné en ressources, en espaces et en potentiels de recyclage. Que peut-on opposer à ce fait ? La Lune et Mars ?

Si l’on raisonne tranquillement, peut-on valider que Développement Durable est très proche, voire synonyme de Croissance Durable ? Et que croissance signifie communément plus de productions, plus de produits, plus de ventes, plus de consommation, plus de transports de personnes et de fret ? En tout cas PLUS, pas AUTANT, ni MOINS.

Donc, réenraciner les valeurs de nos sociétés, et de notre civilisation, sur le Développement Durable, n’est-ce pas une manière de prolonger cette bonne vieille et incontournable Croissance Economique ?

En intégrant le recyclage dans nos modes de production et de consommation, en découvrant de nouveaux gisements de croissance dans l’innovation verte, en déculpabilisant les consommateurs tout en leur renvoyant habilement la patate chaude de la responsabilité, ne sommes-nous pas en train de prolonger juste un peu un monde déjà condamné ? Comme un malade mort cliniquement (ou presque) que l’on maintient en vie artificiellement ?

En tout cas, il semble que les industries que nous connaissons se soient engouffrées dans cette voie, et aient mobilisé leurs énergies, leurs moyens et leurs équipes pour prolonger sans véritablement changer. Leurs armes fatales étant la Communication et le Lobbying, avec le support institutionnel d’initiatives d’envergure, à l’image du Grenelle de l’Environnement.

On peut également noter que ce système d’influence et sa résonance dans les exécutifs et législatifs forment un paradigme auto-suffisant : les uns faisant pression pour que les normes et les lois leur soient favorables, les autres votant ces normes et ces lois dans ce sens par intérêt personnel ou par manque d’informations contraires, souvent sous le couvert du maintien des « grands équilibres », et les uns communicant à grand renfort de sites internet et de campagnes de communication sur le fait qu’ils respectent parfaitement les normes et les lois qu’ils ont contribué à définir et à faire voter. Système onéreux, complexe, mais efficace.

Un type super que j’ai connu m’avait interpellé un jour sur ces thèmes lorsqu’il m’a dit : « Ne sous-estime jamais les agendas personnels des gens dans ce type de débat et de choix. Un leader politique ou un capitaine d’industrie d’aujourd’hui ne verra probablement jamais les impacts de ses décisions et de ses actes, sur les plans sociaux et environnementaux… parce qu’ils surviendront après sa mort ou parce qu’il pourra toujours se réfugier dans un paradis pour riches. Ce n’est pas si différent pour le consommateur moyen. »

Une fois les choses terribles et sombres dites, quel est est l’angle positif du sujet?

Même si la fenêtre d’expression est mince, connaître les pratiques du lobbying et accepter l’impasse annoncée du développement durable, c’est aussi se permettre de réfléchir à une autre voie. Avec enthousiasme, humilité et envie de partager.

Beaucoup de monde refait le monde. Partons à la recherche de celles et ceux qui ont déjà choisi cette autre voie.

Nous nous revoyons bientôt avec des nouvelles fraiches et positives.

Jo


Photos et images de l’article :
1:
UIPP
2: eudebate2009.eu
3: carfree
4: caradisiac
5: respire-asbl.be
6: post-gazette
7: emergent-culture

Petits Génies

23 septembre 2009
par admin

The GOOD : « Small is beautiful… Petit à petit… Mi chiquitito… Petits bijoux… Small wonders »

Better Than (Paroles de John Butler, de John Butler Trio, extraits)

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All you want is
What you can’t have
And if ya’ just look around, man
You’ll see you got magic

So just sit back and relax
Enjoy it while you still have it
Don’t look back on life, man
And only see tragedy ’cause

You can be better than that
Let it get the better of you
What could be better than that?
Life’s not about what’s better than

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La Vida Tombola (Paroles de Manu Chao, extraits)

Si yo fuera Maradona viviría como él
si yo fuera Maradona frente a cualquier portería
si yo fuera Maradona nunca m’equivocaría
si yo fuera Maradona perdido en cualquier lugar.
La vida es una tómbola… de noche y de día…
la vida es una tómbola y arriba y arriba….
Si yo fuera Maradona viviría con él…
mil cohetes… mil amigos
y lo que venga a mil por cien…

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Into the Wild (Interview de Sean Penn, Propos recuillis et publiés sur dvdrama.com, extraits)

Dans votre film, il s’agit toujours de grands espaces mais au lieu d’aller vers l’ouest, parcours classique dans la mythologie américaine, le personnage va vers le grand Nord, l’Alaska. L’odyssée et l’aventure américaine a t-elle changé de nature ?
Cela dépend de ce que votre Odyssée exige. Nous sommes devenus un pays de barrières, de clôtures. On ne peut pas s’empêcher d’essayer de les franchir. Si vous voulez vous débarrasser de vos téléphones portables, des panneaux publicitaires, des autoroutes, alors je pense que l’Alaska est probablement la « dernière frontière ». Mais d’un autre côté, en traversant les Etats-Unis d’une côte à l’autre, il reste beaucoup d’espace. Si on veut à l’image de Chris découvrir une Amérique qui ne figure pas sur les cartes, beaucoup de territoires vierges sont encore à découvrir.

Qu’est ce qui vous a bouleversé dans la lecture de ce livre ? Vous avez des points communs avec le personnage ?
(…) Chacun de nous, consciemment ou non, partage cette volonté de parcourir le monde et j’aimerais que ce film rappelle cela. Dans notre monde occidental, nous avons perdu l’habitude des rites de passage, les rites initiatiques où l’on apprend à se connaître soi-même, à profiter de l’instant présent. Cela trouve un écho en nous tous, cette volonté de découverte, de parcourir le monde, est universelle.

L’Odyssée de Chris est-elle une manière de revenir à une vision réelle de l’Amérique par opposition au fantasme qu’elle est devenue, l’Amérique de Bush déformée par la télévision ?
Une partie de ce que vous dites est vrai, il s’agit d’une quête de l’Amérique véritable. Mais est-ce en opposition à quoi que ce soit ? Je ne pense pas. Le père de Chris m’a dit une fois qu’il voulait simplement abandonner la maison, pas la brûler. En marchant au milieu de ces paysages il n’y avait pas d’intentions cachées. Il faut donc accepter cette idée d’abandon, d’oubli. Il n’y a pas forcément de message. Il s’agit de voir le monde non pas tel qu’on le pensait, mais tel qu’il est. Les choses ne sont pas telles qu’on nous les a dites, mais telles qu’on les découvre.

Que vous inspire les grands paysages, les grands espaces vierges ?
Je pense qu’il y a une chose dont chacun d’entre nous a pu faire l’expérience, quand on sort un peu de sa zone de confort, c’est la sensation de se libérer de son fardeau, d’oublier les hypocrisies, les mensonges qui vous minent. On se libère de ça au fur et à mesure qu’on s’aventure dans la nature et dans son authenticité. On a le sentiment d’être comblés. On est mis à nu et libres. Charles Bukowski me disait que parfois il prenait trois ou quatre jours où il ne faisait absolument rien, ne parlait pas, ne lisait pas, ne regardait pas la télévision. Il en ressortait en se sentant revigoré, empli de puissance. Dès qu’il revoyait un visage une partie de cette puissance lui échappait, mais l’autre lui restait et vivait en lui. C’est cette autre façon de vivre plus puissante que les grands espaces permettent.

Un journaliste anglais dont j’ai oublié le nom mais qu’on appellera George était en train de faire l’expérience d’une forme de shamanisme amazonien. Imbibé de substances apparemment hallucinogènes, il constatait que son principal combat psychologique durant ces longues heures dans la jungle se faisait contre son « ego ».

Un occidental plongé au coeur d’une nature follement sauvage et exhubérante et entraîné dans un maelström de pensées, de sensations, d’émotions et de sentiments, a « un problème avec son ego ».

Je me pose souvent cette question : Carlos Gohn est-il l’homme idéal ?

Riche, puissant, énergique, stratège, influent, meneur d’hommes et invité à Davos.

Quels liens mystérieux peuvent bien unir George, Carlos, Manu, John et Sean ?

John et ses transes folks ; Manu et son point latin levé très haut ; Wild Sean et ses positions entre strass et révolution ; Carlos et ses dizaines de milliers de collaborateurs ; George dans la jungle, seul avec son ego…

Il est possible que l’on tienne une bonne première piste de réflexion pour tenter de répondre à la question de fin du précédent article faisant référence à Blairo Maggi.

Ce qui peut empêcher ces bons moments d’exister, c’est peut-être cet ego occidental, celui du « White-Caucasian » dont parle les anglo-saxons. Comme Chris, le héros d’Into the Wild, qui se ressent profondément « imposteur ».

John nous propose t-il une voie modeste mais sincère en susurrant « Life’s not about what’s better than » ?

Manu nous oriente t-il vers la véritable essence de l’existence en clamant sur scène « Proxima estación, ESPERANZA ! » ?

Sean nous donne t-il une partie de la recette en affirmant « Cela trouve un écho en nous tous, cette volonté de découverte, de parcourir le monde, est universelle » ?

Voie vers quoi ? Recette pour quoi ?

Espérance, découverte, grands espaces, engagement, résistance…

Ces trois petits génies sont peut-être nés pour contrebalancer l’oeuvre de Carlos, pour être des Hommes COULEURS face aux Hommes GRIS, pour apaiser nos egos au profit de la poésie.

Car finalement, qui a décidé que le monde devait être couvert d’usines, que les baleines devaient disparaître, que la principale valeur humaine devait être l’argent, que l’élan humain devait être la croissance économique ?

Avons-nous le droit d’espérer autre chose ? Ou devons-nous accepter cette guerre des étoiles qu’on nous promet, les changements climatiques qu’on nous annonce, ou les mutations génétiques incontrôlées qu’on voit arriver ?

Ces trois petits génies et bien d’autres semblent penser que non. Proxima estación… à suivre.

Jo


Photos de l’article :
1: Kansan.com
2:
Atlanticrecords.com
3: Ziknation.com
4: Cluas.com
5: Pochette de l’album de Manu Chao « Proxima estación, ESPERANZA »
6: Rireetchansons.fr
7: Kostar.fr
8: News.stcom.net
9: Lagene (Harvey Milk)

Le Blaireau Magique

14 août 2009
par admin

The BAD : « les inquiétudes suscitées par la déforestation de l’Amazonie sont exagérées »

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« Blairo Maggi, le gouverneur de l’Etat du Mato Grosso (Sud de l’Amazonie, Brésil), mais ausi le plus gros producteur mondial de soja, est considéré par les écologistes comme l’archétype du prédateur. En 2005, Greenpeace lui a décerné le prix de la Tronçonneuse d’Or, le Mato Grosso étant arrivé en tête des Etats brésiliens en matière de déforestation pour la troisième année consécutive, c’est-à-dire depuis le début du mandat du gouverneur. »
Scott Wallace, National Geographic

« En dehors de la culture du soja, du maïs et du coton sur ses différents domaines – qui totalisent près de 400 000 ha -, il achète du soja à environ 900 cultivateurs, dont il est par ailleurs le créancier (…) L’extraordinaire enrichissement du fils héritier (l’ami Blairo) – dont la réputation d’homme à poigne qui sait tenir ses promesses en a fait une étoile montante sur la scène politique nationale – a coïncidé avec l’accélération de la déforestation de l’Amazonie et l’entrée du Brésil dans le club des grandes puissances agricoles. »
Scott Wallace, National Geographic

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« Pour le roi du soja, la déforestation est l’arbre qui empêche de voir l’immensité de la forêt amazonienne, autrement dit un faux problème. « L’Europe entière pourrait tenir dans l’Amazonie et il resterait encore de la place pour deux Angleterre », ironise-t-il. Mais que pense-t-il de l’idéal de Dorothy Stang (religieuse écologiste assassinée par des hommes armés à la solde de grileiros, accapareurs de terre), des petites exploitations solidaires et respectueuses de l’environnement ? « Complètement à côté de la plaque! » . Pour lui, en l’absence de subventions massives, ce type de projet court à l’échec. « Toute l’économie tend vers la concentration, poursuit-il. Les prix unitaires chutent et on a besoin d’énormes volumes pour survivre. »  »
Scott Wallace, National Geographic

« Thanks to the over 30,000 international web supporters who voted in our web poll, Blairo Maggi, the world’s biggest soya farmer and governor of the Brazilian state of Mato Grosso, was awarded the ‘Golden Chainsaw Award’ by Greenpeace last week.
A clear winner with over 37 per cent of the vote, Maggi came ahead of Brazilian President Lula da Silva, recently criticized for failing to stem the level of deforestation in the Amazon rainforest. »
Site Greenpeace >>> Lire la suite

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Je suis fasciné par Blairo Maggi, par cette extraordinaire énergie de conquérant, énergie essentiellement consacrée à la poursuite du pouvoir et de la richesse. Je me pose souvent cette question : les femmes et les hommes brillants sont-ils tous destinés à cette quête ? – en occident en tout cas ?

Si par des hasards de son existence, Blairo avait été soudain illuminé par le désir de dédier sa vie à la protection des indiens et de la forêt d’Amazonie, dans quelle situation cette immense poumon serait-il aujourd’hui ?

Si Blairo se disait : j’ai été le roi dans le monde de l’argent et du pouvoir et je n’ai plus rien à y prouver – à moins que la Présidence du Brésil et/ou le titre d’homme le plus riche du monde soient des objectifs pour Blairo – je serai désormais the King of Good, le Pape du Bien dans mon superbe pays du Brésil. A noter que cela sonne pas mal le « plus gros producteur mondial de soja »… le « numéro un mondial de l’oignon » aussi d’ailleurs, ou encore mieux, le « leader mondial du radis ». Peut-être brigués par Blairo ces titres.

Si je buvais une petite caipirinha entre ami avec Blairo et que d’un coup il me disait : « Jo, cette nuit j’ai eu la vision… je vais tout arrêter, tout revendre et je vais me battre comme un dingue contre la culture d’OGM et pour cette forêt et ces indiens, que j’ai toujours aimés au fond… encore une petite pour la route ? »

Qu’est-ce-qui empêche ces bons moments d’exister ? Question à illustrer dans de prochains articles. Des pistes pour une vie de réflexion.

En attendant ce sympathique apéritif avec toi, je te consacre, ô Blairo, le Blaireau Magique.

Jo


Photos de l’article :
1: Paginadoe
2:
Veja on-line
3: Paginadoe
4: Shirrmann.Blogspot
5: Greenpeace
6: InfoPlanalto
7: Nicufpe

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